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mercredi 24 août 2011

Coach, un métier toujours différent

Qu'est-ce qui ressemble le plus à une séance de coaching ? Une autre séance de coaching ?

Oui et non...

Bien entendu, dans chaque séance, il est question de ce que désire le client, de son but, la raison pour laquelle il vient voir le coach. La question traditionnelle par laquelle le coach débute sa première séance est "que voulez-vous précisément obtenir ?"

L'un des aspects très intéressants du coaching, c'est de travailler sur la structure. J'entends par là qu'il arrive souvent que le coach trouve plus de ressemblance entre un tennisman qui veut gagner quelques places à l'ATP et un footballer qui désire marquer plus souvent ses tirs aux buts plutôt qu'entre deux spécialistes d'un quelconque domaine.
Un exemple trivial de ceci, c'est la petite voix qui vient perturber le tennisman ou le footballer au moment crucial en disant quelque chose comme "tu peux pas réussir à tous les coups". Le coach, devant un tel problème, se soucis bien moins de l'action que désire son coaché que de sa petite voix.

Chaque séance de coaching est unique
En effet, chaque séance est unique, simplement par le fait que chaque client est unique. Aussi bien, pour deux clients qui ont la même problématique, le même objectif, le coach pourra procéder de deux manières totalement différentes.

Parce qu'en coaching, au delà de l'objectif que l'on se donne, du but à atteindre, on considère de manière toute aussi importante le chemin pour y aller. Chaque client possède en lui de très nombreuses connaissances, un savoir-faire très important. Songez simplement à tout ce que l'on a appris depuis la naissance, à tout ce que l'on a observé, à tout ce que l'on a créé dans son imagination avant de le créer dans le monde réel.
En séance de coaching, on se rend compte que chaque client possède déjà en lui la grande majorité des compétences qui lui seront nécessaires pour atteindre son but. Mais il n'en n'est pas toujours conscient ou présente certains blocages, certaines peurs qui l'empêchent d'aller plus loin.
L'un des aspects du métier de coach est d'aider le client à explorer ses propres compétences. C'est, à chaque fois, une grande découverte de l'autre, une grande aventure humaine, dont chacun, coach et coaché, sortent grandis.

Alors que fait le coach?
Le travail du coach, c'est de se concentrer totalement sur son client, de l'observer avec ses yeux à la fois extérieurs et sa compréhension des mécanismes humains. Le coach peut alors comprendre comment fonctionne son client et l'inviter à expérimenter diverses mises en situation pour étendre sa zone de confort et ainsi "grandir".

Le risque pour le coach
Hé oui, ne s'improvise pas coach qui veut, parce que le coach doit toujours être vigilent sur ses propres réactions. Il peut arrivé qu'un coach insuffisamment formé fasse écho aux problèmes de son client avec ses propres problèmes non résolus. Bien entendu, cette situation n'amène aucun bon résultat. C'est pourquoi, chez Génération Formation, chaque coach apprend son métier en étant lui-même tour à tout praticien et client coaché.

Le bon coach "est passé par là" et, tel un guide de montagne, sait éviter les pièges et guider le coaché vers le sommet.
Et c'est ce qui fait le charme du métier de coach.

Et vous, c'est pour quand ?

mercredi 15 juin 2011

Sophrologie ou hypnose ?

La sophrologie et l'hypnose sont deux techniques à la fois similaires et différentes. Et la première des différence est sur l'idée subjective que beaucoup de gens s'en font.

L'hypnose est souvent perçue comme mystérieuse, inquiétante voire magique. Alors que la sophrologie est généralement associée à un aspect médical et considérée comme limitée à la gestion du stress et à la relaxation.

Ces représentations de l'inconscient collectif sont à la fois réductrices et incomplètes. Nous allons détailler ici d'autres aspects de ces deux techniques remarquables.

Les ressemblances entre sophrologie et hypnose
Aussi bien la sophrologie que l'hypnose utilisent les états modifiés de conscience.
En hypnose, on appelle cet état "transe" alors qu'en sophrologie, il prend le nom d'état "sophro-liminal". Mais c'est toujours cet état situé entre la veille et le sommeil, un état où l'on est tout à fait conscient de ce qui se passe et en état de relaxation complète.
L'attention se dirige plus spécialement sur le monde intérieur, plutôt que sur le monde extérieur.

Si hypnose et sophrologie utilisent cet état modifié de conscience, le sujet peut avoir plus de difficultés à ouvrir les yeux en hypnose alors qu'en sophro, le sujet reste totalement conscient et volontaire dans son apprentissage.

Dans les deux techniques, le sujet fait un apprentissage : celui d'entrer et d'expérimenter cet état modifié de conscience et de prêter une attention particulière à son monde intérieur. Cet apprentissage, rare dans nos vies modernes, donne au sujet plus de sensibilité interne et sensorielle à ce qui se passe à la fois dans son corps et dans son esprit.

Enfin, dans le rayon des ressemblances, aussi bien l'hypnose que la sophrologie utilisent les métaphores pour provoquer le changement chez le sujet. L'histoire quelle qu'elle soit nous ramène à notre âme d'enfant et fait tomber les barrières de défense qui nous empêchent d'évoluer. Une métaphore thérapeutique est un moyen d'accéder à nos ressources inconscientes.

Les différences entre hypnose et sophrologie
La sophrologie aide le sujet à augmenter sa structure psychique et physique, le rendant ainsi plus apte à trouver ses propres solutions.
L'hypnose est plus directive. Elle cherche à obtenir un résultat bien défini et va demander à l'inconscient du sujet de résoudre directement le sujet.
Alors que la sophrologie renforce la structure du sujet jusqu'à ce qu'elle décide d'elle même qu'elle dispose des ressources nécessaire pour résoudre le problème donné.

Le traitement est ainsi différent dans les deux techniques. L'hypnose vise un résultat précis en laissant souvent de côté le conscient du sujet, et la sophrologie recherche à modifier plus en profondeur le sujet lui permettant de trouver lui-même des solutions. La technique est plus facilement généralisable à d'autres problèmes, mais le résultat peut être plus lent à venir.

A noter que dans les deux techniques, il est aussi fréquent que soient résolus des problèmes autres que ceux pour lesquels le sujet consulte.

En bref
Aussi bien la sophrologie que l'hypnose ont pour objectif d'aider le sujet à résoudre ses problèmes. Si le premier est plus une éducation que le sujet peut généraliser, le second procure un résultat plus rapide et moins conscient.

Chez Génération Formation, nous proposons les deux formations : sophrologie et hypnose. Elle sont très complémentaires. A vous de venir tester et vous faire votre propre avis sur la question, à moins que vous ne décidiez de tout apprendre...

mercredi 23 mars 2011

"Arrête de rêver, la réponse n'est pas au plafond..."

Les accès oculaires
Lorsqu'ils ont inventé la PNL, John Grinder et Richard Bandler ont découvert que les yeux d'une personne vont faire certains mouvements lorsque cette personne se souvient d'évènements vécus, ou bien invente de nouvelles images ou de nouveaux sons.
Ces mouvements, qui peuvent parfois être très rapide voire même quasi imperceptibles, sont un indicateur utile sur le canal qu'utilise la personne pour se représenter son idée.

Les mouvements vers le haut sont systématiquement des accès en mode visuel.
Les mouvements oculaires horizontaux représentent des sons (bruits, musique...
Quand aux mouvements vers le bas, ce sont des accès à nos sensations ou encore à notre dialogue interne (Ai, la petite voix dans la tête).
source : wikipedia

A noter : le "c" indique des images (Vc) ou des sons (Ac) construits, c'est à dire créés de toute pièce par l'imaginaire. Le "r" indique des images (Vr) ou des sons (Ar) remémorés, c'est à dire des souvenirs visuels ou auditifs. Le K est le symbole du toucher en PNL (Kinesthésique). Il est utilisé à la fois pour ce que l'on ressens sur la peau que pour les sensations internes (la boule dans la gorge, le bien-être dans la poitrine etc...). Enfin, le Ai est le symbole du dialogue interne, ou son digital. Contrairement au Ac ou Ar, le Ai est du "son articulé", des mots en bref...

La pensée en images, en sons ou en mots
Or, une partie plus ou moins importante de nos souvenirs sont des images ou des films. Et dans nos souvenirs se trouve également tout ce que l'on a appris, bien entendu.
Ce que la PNL appelle "les canaux sensoriels", Antoine de La Garanderie, dans son ouvrage avec Daniel Arquié "Réussir ça s'apprend" appelle ça "les habitudes évocatives" : plutôt visuelles, plutôt auditives ou encore plutôt verbales.
Ce que j'écris ne parlera peut-être pas à certains, mais d'autres en verront bien l'implication.

Par exemple, pour vous souvenir d'une recette de cuisine, ou bien de la route pour aller en vacances, peut-être vous allez vous parler à vous-même (canal digital ou Ai). Et peut-être vous allez "voir" dans votre imagination la réponse...

Nous avons chacun nos habitudes, préférant (généralement inconsciemment) tel ou tel canal selon le contexte dans lequel nous nous trouvons.

"Arrête de rêver..."
Qui n'a jamais entendu cette phrase? "Arrête de rêver, la réponse n'est pas au plafond" ???
L'adulte demande à l'enfant de répondre à sa question. "Combien font 4+5 ?"
Et voilà que l'enfant se met à lever les yeux au ciel (enfin en général au plafond...). Que se passe-t-il donc dans la tête de cet enfant ?
Hé bien, c'est en fait très simple : il "regarde" le résultat. Il accède à sa mémoire visuelle ou encore à son imagination visuelle pour trouver la réponse qu'on lui demande.
Alors, tous ne font pas forcément pareil. Certains peuvent voir 4 billes à côté de 5 autres billes puis compter. D'autres verront la feuille où est imprimée la table d'addition. La méthode n'est bien sûr par unique et identiques pour tous, mais elle est en tout cas visuelle.

Voilà donc le drame : l'enfant a trouvé par lui-même une méthode qui lui permet de répondre à la question de l'adulte, et celui-ci, implicitement (et involontairement) lui interdit d'utiliser cette méthode!!!

Et encore... Parfois, regarder au plafond est compris par l'adulte comme un signe de non respect. Et l'enfant se fait gronder...

Milton Erickson appelait ceci une double contrainte : "si j'utilise la méthode visuelle, je suis un rêveur pas gentil" et "si je n'utilise pas la méthode visuelle, je ne trouve pas le résultat et je suis un cancre"...

Diversité
Alors, laissons nos enfants lever les yeux au ciel s'ils en ont besoin. Peut-être qu'ils rêvent en faisant ça, mais le rêve est également une forme de création. Et peut-être qu'ils cherchent simplement la réponse.
Il n'y a pas qu'une seule manière de répondre à un problème donné. Il y a souvent plusieurs méthodes pour atteindre le même résultat.
A chacun de choisir la méthode qui lui convient, même si sa méthode n'est pas la nôtre.
Ce n'est qu'une question d'égo...

vendredi 21 janvier 2011

Le méta-modèle ou l'art de poser de bonnes questions

Par le passé, j'ai longtemps travaillé en entreprise, ce qui signifiait pour moi de fréquentes réunions pour décider des évolutions à apporter, des problèmes à corriger... bref, des mots, des mots et encore des mots.
A cette époque, je ne connaissais pas la PNL, hélas... et un bon coaching aurait été le bienvenu...
Je sais maintenant que la PNL et en particulier le méta-modèle nous aurait évité bien des embuches et nous aurait fait gagner beaucoup de temps et d'énergie.

Comment ? Suivez-moi si vous voulez en savoir un peu plus...

Le méta-modèle
Le méta-modèle est une invention des fondateurs de la PNL, John Grinder et Richard Bandler. En observant les experts en communication qu'ils modélisaient, ils ont constaté un ensemble de formulations linguistiques qui étaient particulièrement efficaces pour comprendre ou débloquer des situations.
En analysant finement les échanges entre le thérapeute et son client, ils ont isolé 12 formes "d'anomalies" dans notre langage au quotidien. Ils ont classé ces 12 formes en 3 catégories que nous allons aborder ici.

Que veut dire méta-modèle ?
Littéralement, le terme "méta-modèle" signifie "le modèle du modèle".
Le langage humain est un modèle de la réalité. Le mot "table" n'est pas une table, pas plus que le mot "pipe" n'est une pipe pour paraphraser René Magritte.
Nous utilisons donc à chaque instant un modèle pour représenter la réalité, et ce modèle s'appelle le français, l'anglais, l'allemand etc... bref, le langage.

Le méta-modèle est une modélisation du modèle, c'est à dire du langage. Il permet donc de structure notre compréhension des mots et phrases.

Pourquoi utiliser le méta-modèle ?
Le méta-modèle permet de questionner sans à priori, sans apporter ses propres solutions (sa carte du monde, nous disons en PNL) et ainsi permettre à l'interlocuteur de trouver ses propres solutions.
Il nous permet aussi de clarifier des situations de conflit, ou simplement de blocage ("on ne doit pas...", "c'est impossible de...", "nos clients savent bien que...").
Le maître-mot du méta-modèle est curiosité!

Les trois grandes catégories du méta-modèle
Bandler et Grinder ont donc classé les 12 structures qu'ils ont découvert en trois catégories. On appelle ces structures des violations du méta-modèle.

Les omissions :
Quand nous disons des phrases comme "le client est informé", ou encore "je suis frappé par...", nous faisons des omissions. Il manque quelque chose dans la phrase pour que l'information soit complète.
"Informé de quoi ?", "frappé comment ? par un coup de poing ? de stupeur ? d'étonnement ?"

Les généralisations :
Les généralisations sont par exemple "il faut envoyer la commande avant lundi" ou "ce modèle ne convient à aucun client".
A partir d'un seul exemple, d'une seule expérience (voire aucune...) nous pouvons construire une croyance qu'un fait est vrai dans tous les cas. Peut-être est-ce la vérité, mais il est souvent utile de se poser les questions adéquates pour s'en assurer ou au contraire trouver des voies différentes.
"Et que se passe-t-il si la commande part après lundi, ou ne part pas ?", "n'y a-t-il vraiment jamais aucun client pour ce modèle ?"

A noter que le racisme, le sexisme, l'âgisme, et d'autres "ismes" sont des généralisations ("les jeunes sont tous des ...", "les hommes sont ...", etc)

Les distorsions :
Il nous arrive également de modifier notre perception de la réalité pour la faire cadrer dans notre modèle du monde.
Si je dis, par exemple "Mr Untel ne m'a pas payé, c'est un escroc", je distords la réalité. Peut-être n'a-t-il pas payé parce qu'il est en congés, ou encore il a payé mais le chèque est sous la pile de papier sur mon bureau!

En résumé
Sans entrer plus dans les détails que nous aurons l'occasion de voir plus tard, disons pour conclure que le méta-modèle est un formidable outil linguistique. Sa puissance est utilisable dans les domaines professionnel, relationnel, gestion de conflit, en coaching... bref, partout où nous utilisons le langage...
Un autre nom pour le méta-modèle est "le modèle de précision", parce qu'il nous permet de retrouver la précision qui s'est perdue entre ce l'idée réelle, profonde et non verbale de notre esprit et ce que nous disons réellement.

Mise en garde
Contrairement à beaucoup de techniques utiles, je ne dirais pas "à utiliser sans modération". Bien au contraire.
Lorsque nous parlons, nous faisons toujours des violations du méta-modèle. Et en écrivant ce "toujours", je fais moi-même une généralisation.
Il est très très difficile de construire des phrases en étant totalement précis. C'est à la fois difficile, pénible, ennuyeux... bref invivable.

Alors, le méta-modèle : à utiliser à bon escient...
Pour ceux qui veulent apprendre à le maitriser : venez nous voir.

mardi 21 décembre 2010

PNL et formation

L'une des définitions courtes de la PNL est l'art de la modélisation, ou encore le décodage des experts pour reproduire le comportement humain.

L'utilisation de la PNL est donc particulièrement indiquée pour tous les métiers de formation, que l'on soit professeur de l'école au lycée, ou encore formateur professionnel.

Utiliser un langage adapté
Vous savez tous que nous avons cinq sens. La vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat et le goût. En PNL, ça porte un nom : le VAKOG
- Visuel
- Auditif
- Kinesthésique (le toucher, externe sur la peau, comme interne dans les sensations)
- Olfactif
- Gustatif

Or, ce que l'on sait moins, mais que l'on remarque tout de suite dès que l'on en est conscient, c'est que nous parlons, et nous pensons aussi selon l'un ou plusieurs de ces cinq sens.
Par exemple, nous pouvons décrire la journée d'hier comme étant "d'une belle couleur ensoleillée" (Visuel) ou "une journée qui sonne clair" (Auditif) ou "qui résonne dans ma tête" (Auditif) ou encore "qui laisse un goût sucré" (Gustatif).

L'une des possibles causes de non compréhension entre le formateur et l'élève est tout simplement le langage. Un formateur très 'visuel' qui enseigne à un élève très 'kinesthésique' aura probablement du mal à se faire comprendre, d'où échec de l'apprentissage.

La flexibilité (maître-mot en terme de PNL) est donc une ressource vitale pour les formateurs, afin de pouvoir s'adapter à son auditoire et devenir à l'aise pour transmettre le même message dans plusieurs canaux sensoriels différents. Chaque élève puisera alors l'information qui lui convient bien.

Richard Bandler précise aussi que, si le premier niveau est la flexibilité du formateur, le niveau suivant est la flexibilité de l'élève. Car en fin de compte, c'est l'élève qui doit devenir capable de comprendre ses formateurs.


Le modèle du monde : comprendre l'autre
"Mais je ne comprend pas"... Combien de fois avez-vous entendu cette petite phrase en formation ? Et le formateur de répéter, quasiment mot pour mot la même explication...
Malheureusement, plus de la même chose produit plus du même résultat.

Là encore, la PNL fournit des outils pour sortir de ce genre de communication inefficace. Le premier de ces outils est bien entendu le méta-modèle.
Par ses questions d'une efficacité redoutable, le formateur peut arriver à se mettre à la place de son élève, de rentrer dans ce que l'on appelle "le modèle du monde" et comprendre ainsi ce que l'élève ne comprend pas.
Temps gagné, stress diminué, facilité d'apprentissage... autant de gains pour les individus professionnels que pour les entreprises.

La puissance de la métaphore
Imaginons un cours de mathématiques.
Le professeur (ou le formateur s'il s'agit de formation professionnelle) explique que la fonction y=1/x est une fonction qui tend vers zéro lorsque x tend vers l'infini.

Pour tous les matheux (comme moi) qui lisent ça, ça paraît évident.
Mais pour les autres ???

Imaginons maintenant une scène totalement différente, et pourtant similaire.
Nous sommes sur un bateau en mer. Nous avons un verre rempli d'huile dans la main. L'huile remplit le verre jusqu'à une hauteur, disons, de 5cm. Vous voyez bien la situation ?
Maintenant, imaginons quelque chose de pas du tout écologique, mais comme nous ne faisons qu'imaginer... Nous versons le contenu du verre sur la surface de l'eau.
Que va-t-il se passer ?
L'huile va s'étaler. Au lieu d'avoir une hauteur de 5cm comme au début, elle va s'aplatir, la tache va se répandre, de plus en plus grande. Au fur et à mesure que la tache augmente de diamètre, son épaisseur diminue d'autant.
Au final, la tache aura couvert toute la mer (x = taille de la tache = infini) et elle fera une épaisseur proche de 0 (y = épaisseur de la tache d'huile).

L'utilisation de l'image métaphorique rend "réelle" une situation qui est à la base très abstraite (y=1/x). Par son analogie, la métaphore nous aide à comprendre.

Merci à Dimitri Demnard et son livre "L'aide à la scolarité par la PNL" pour cet exemple (et de nombreux autres à lire dans cet excellent ouvrage).

Mémoire et canal visuel
Vous en conviendrez, pour mémoriser une chanson ou une musique, rien de tel que le canal auditif, "se chanter la chanson dans la tête".
Mais pour d'autres informations ? Comme par exemple une règle de grammaire, les caractéristiques d'une ville, le chemin pour aller voir un client, la structure de l'usine sidérurgique dans laquelle vous travaillez...

Là encore, la PNL a étudié les experts, ceux qui savent bien mémoriser et retrouver l'information afin de savoir comment faire le plus efficacement et enseigner ces méthodes.

Prenons simplement un exemple de grammaire, issu de l'admirable livre "Apprendre à apprendre avec la PNL" de Alain Thiry et Yves Lellouche.
Comment différencier "le lapin a mangé" et "le lapin à manger" ?
Vous pouvez utiliser le canal auditif, et particulièrement ce que l'on appelle "le dialogue interne" pour vous répéter la règle de grammaire comme le professeur vous l'a indiqué. Je vous avoue que je ne m'en souviens même pas...
Par contre, je connais dans mon expérience la différence.
Pour "le lapin a mangé", j'ai l'image d'un lapin bien repu avec le ventre bien plein.
Pour "le lapin à manger", j'ai l'image d'un lapin cuit à point avec des petits pois et des pommes de terre fumantes autour.

Utiliser des images est l'un des meilleurs moyens d'accélérer l'apprentissage. Structure de l'entreprise, du client. Caractéristiques de mon produit. Demande de mon client...

Et vous ?
Beaucoup d'entre nous sommes confrontés dans nos vies professionnelles à l'enseignement et l'apprentissage. Ne serais-ce que pour expliquer à un patron, un client, un autre employé mon travail, le "à faire" et le "à ne pas faire".
Apprendre la PNL est l'un des moyens de gagner en excellence professionnelle, d'améliorer sa productivité et de réduire le stress.

Au plaisir de découvrir ce que vous en aurez fait...

lundi 15 novembre 2010

Les niveaux logiques de Robert Dilts

Robert Dilts, l'un des pionniers de la Programmation Neuro-Linguistique, a découvert que toutes nos pensées et nos actions pouvaient se classer dans différents niveaux d'expérience. Il a appelé ça : les niveaux logiques.

Il y a six niveaux logiques, que nous allons découvrir depuis les plus externes jusqu'au plus personnels et profonds.
L'objectif de cette publication est de donner un aperçu d'ensemble et non de faire un cours. Je ne rentrerai donc pas dans les techniques que l'on peut utiliser conjointement avec les niveaux logiques pour atteindre les objectifs du client.

Prenons l'exemple de Victor. Victor a raté un examen qu'il vient de passer. En questionnant Victor, nous pouvons comprendre ce qui s'est passé et comprendre la cause de son échec de plusieurs manières différentes selon ses réponses.

1- L'environnement
L'environnement, c'est tout ce qui est autour de nous. La pièce dans laquelle nous sommes, les bruits, la musique, les autres personnes, les objets etc. En résumé, tout ce qui est en dehors de nous-même.
Si nous considérons le niveau environnement, l'échec de Victor peut être dû à du bruit dans la salle, à des difficultés à lire l'énoncé, à la chaise qui n'était pas confortable, la température trop chaude ou trop froide, la lumière etc...

2- Ce que nous faisons
Le niveau suivant est celui de nos actions, de ce que l'on fait.
Peut-être que l'échec de Victor est dû à ce qu'il a fait (ou n'a pas fait...) pendant cet examen, à comment il a répondu aux questions de l'examen.

3- Ce dont nous sommes capable
Est-ce qu'il vous est déjà arrivé d'être capable de faire quelque chose et de ne pas le faire aussi bien que vous auriez envie ? Pour moi, la réponse est "ho oui... bien sûr..."
C'est donc la grande différence entre ces deux niveaux. Parfois, nous ne faisons pas quelque chose parce que nous n'en sommes pas (encore) capable. Et d'autres fois, nous sommes capable de cette action, mais nous ne le faisons pas.
Pour Victor, peut-être n'était-il pas capable de faire ce qui était demandé dans cet examen.

4- Nos croyances et nos valeurs
A ce niveau, nous considérons ce que nous pensons vrai sur nous mêmes (nos croyances), ainsi que ce qui compte le plus pour nous (nos valeurs).
Une croyance peut être positive ("je suis un excellent coureur de marathon") ou négative ("je suis trop nul, je n'y arriverai jamais").
Une valeurs est un concept important pour nous et qui nous guide dans nos choix quotidiens (par exemple la liberté, la réussite, le respect, l'amour etc...)
Notre ami Victor a peut-être une croyance plus ou moins consciente qui serait "j'ai toujours échoué et j'échouerai toujours".

5- L'identité, ce que nous sommes
Au niveau logique le plus haut de l'être humain est "ce que nous sommes". Ce niveau est très difficile à décrire avec des mots, c'est plutôt un niveau "qui se sens de l'intérieur". C'est la réponse à la question "qui êtes-vous?".
Si Victor sens au fond de lui même qu'il est indigne de réussir cet examen, vous comprenez bien qu'inconsciemment, il a tout mis en œuvre pour le rater. Et ce n'est pas volontaire de sa part...

6- Le trans-personnel ou spirituel
Il existe un sixième niveau qui représente le monde autour de nous, non pas en terme d'environnement "matériel" comme le premier niveau, mais dans la notion de "groupe" auquel nous appartenons (famille, amis, entreprise, club, religion, pratique spirituelle etc etc...)


Conséquence des niveaux logiques
Reprenons le cas de Victor et de son examen.
Si nous avions Victor en face de nous, nous lui demanderions de nous raconter très en détail ce qui s'est passé, ce qu'il a pensé, ressenti, vu et fait au cours de cet examen pour comprendre la situation.
Je n'entrerai pas dans les détails, pour cela il est préférable de suivre la formation très complète sur les niveaux logiques du praticien PNL.
J'ajoute simplement que d'agir sur les niveaux logiques peut être très puissant.
Imaginez simplement l'effet sur vous de chacune des deux phrases suivantes :
"J'ai échoué parce que la salle était trop bruyante"
"J'ai échoué parce que je suis un gros nul incapable"

Alors ? Laquelle fait le plus d'effet ?
La première phrase est de niveau logique "1-Environnement", tout en bas de l'échelle.
La deuxième phrase est du niveau "5-Identité", tout en haut.

En positif
Nous pouvons aussi utiliser les niveaux logiques pour renforcer une expérience positive. Ressentez maintenant l'effet des deux phrases qui suivent :
"J'ai réussi parce que j'ai eu de la chance" (niveau 1- Environnement)
"J'ai réussi parce que je suis excellent dans ce domaine" (niveau 5- Identité)

Mieux le deuxième? N'est-ce pas?

En savoir plus? Venez nous voir...

mercredi 6 octobre 2010

C'est de la faute de l'autre...

Dites-moi, combien de fois avez-vous entendu cette phrase ? Des dizaines de fois ? Des centaines, milliers ? Peut-être même l'avez-vous prononcé ou pensé vous-même (mais il y a longtemps, n'est-ce pas...)

Pourquoi dit-on ceci ?
Plusieurs raisons peuvent pousser un individu à rejeter la responsabilité d'une action sur quelqu'un d'autre. Parmi ces raisons, le besoin de confort, l'envie que les choses restent telles qu'elles sont, la nécessité d'avoir un environnement stable autour de soi.
L'être humain a besoin à la fois de stabilité et de surprises. Ça peut paraître paradoxal, mais la stabilité nous permet de nous rassurer et de comprendre le monde autour de nous, alors que les surprises sont le sel de la vie, ce qui donne envie d'aller de l'avant.
Et la stabilité, c'est plus facile quand c'est à l'autre de changer, plutôt que soi-même... Et comme la stabilité est un besoin vital, nous nous y attachons avec la plus grande force, ne serais-ce que pour survivre émotionnellement.
En outre, beaucoup de gens n'ont simplement pas conscience qu'il est possible que la "faute" puisse être partagée ou que ce qui se voit n'est pas nécessairement ce qui est.

Qu'est-ce que ça implique ?
L'inconvénient de penser que seul l'autre est responsable est qu'il n'est alors plus possible de changer. J'ai connu voici quelques temps une personne qui était persuadée que tout le monde avait un problème sauf elle-même, et devinez quoi... Pendant tout le temps que j'ai connu cette personne, elle n'a pas évolué d'un millimètre.
Alors bien évidemment, lorsqu'un différent oppose deux personnes, chacun a sa part de responsabilité, et le reconnaitre, c'est le premier pas vers le changement.
C'est un état d'esprit que nous cultivons en formation de PNL ou de coaching afin de favoriser le changement.

La responsabilité
L'une des définitions de la responsabilité est la capacité de prendre des décisions par soi-même. En d'autres termes "être capable de répondre".
Faisons aussi la différence entre les évènements que subit une personne, et les émotions que ressens cette personne. Par exemple, lors d'une rencontre désagréable, on ne peut pas changer les paroles que nous entendons. L'autre dit ce qu'il veut, et à moins d'user de force ou de partir, il peut continuer autant qu'il veut.
Mais, chacun d'entre nous a le pouvoir de modifier les émotions qui naissent en nous. Si nous sommes en colère, c'est parce que NOUS fabriquons de la colère. C'est peut-être l'autre qui fait que je suis en colère, mais c'est quand même moi qui "décide" inconsciemment de ressentir cette émotion. Je ne m'appesantirai pas ici pour détailler ces techniques, ça fait l'objet d'une formation complète.
Reprendre sa responsabilité, c'est reprendre sa capacité à changer. Changer soi-même, changer ses relations avec les autres, changer le monde qui nous entoure.
Tous les gens qui ont eu une influence et une action sur monde ont pris leur propre responsabilité et ont décidé qu'ils avaient en eux-mêmes le pouvoir de changer les choses sans blâmer quiconque de ce qui se passait.

Alors...
peut-être que la prochaine fois que vous entendez cette petite phrase "c'est la faute d'Untel", vous aurez peut-être une autre façon de réagir... Mais c'est à vous de voir, vous êtes le seul responsable de vous-même, n'est-ce pas?